MASQUE : « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. » Krishnamurti.

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“Votre âme est un paysage choisi que vont charmants masques et bergamasques” Paul Verlaine, clair de lune, Fêtes galantes, 1869.

Il est vrai, on est loin des coutumes locales de Verlaine mais il est vrai aussi que le charme des masques est rompu, pour un long moment. L’actualité nous l’assène assez pour que l’on se souvienne de son emprise de manière intime.

L’étymologie du mot “masque” est sujet à des polémiques concernant l’origine arabe “Maskh” مسخ qui veut dire dénaturation, faux visage, trucage. De manière admise, nous avons “masca”, en latin tardif, signifiant « masque » et aussi « sorcière » ou « spectre, démon ».

Le terme “dénaturation” colle parfaitement avec l’actualité parce que nous baignons au quotidien dans une inversion de valeurs. Nous ne savons plus à qui nous fier sans tomber dans le complotisme ou bien l’obéissance pure. Le masque est une condition de la soumission : faux ou vrai, le masque est obligatoire.

Le mal-être causé par le masque et son imposture scientifique ne feront pas de l’ombre à la dernière découverte scientifique qui montre justement le manque de fiabilité des études scientifiques : https://www.liberation.fr/sciences/2015/08/29/selon-une-etude-scientifique-les-etudes-scientifiques-ne-sont-pas-fiables_1371394, on le sait au moins depuis 2015. Tout cela pour nous apercevoir que nous sommes assez éclairés pour nous fier à nos sensations et seulement à nos sensations et qu’une étude scientifique, scientifiquement parlant, n’est pas fiable.

Nous ne pouvons plus “prendre le masque social” pour nous abriter derrière un jeu social parce qu’il faut porter un masque afin de couvrir notre désapprobation. Le visage est maintenant couvert alors que depuis deux ans, le gilet jaune annonce la couleur de la conscience historique et le retour du vrai visage du peuple.

Le gilet jaune, est une interpellation, un appel d’urgence,le jaune est la couleur de la dénonciation. Le visage nu rejoint le gilet jaune, il est à lui seul une dénonciation, il est ni dans le rang social ni sous le masque.

La société nous sculpte un masque d’identité de classe sociale et couvre ce dernier dans un processus psychique perturbant. Nous avons donc un double effet : d’un côté le jeu/je du mimétisme social et de l’autre l’imposture – du latin qui signifie “imposer”- d’une véritable falsification du jeu possible du théâtre social introduit par le masque. La double peine, pression sociale et masque réel, s’interpose et arrive à point nommé au moment où tout le système périclite. Nous ne sommes pas dans un théâtre où l’on se regarde, nous sommes dorénavant dans un espace public où l’on ne peut plus se regarder. En cela, le masque est la négation, la sécurité ultime, il n’est pas une identité. Le masque n’est plus une identité.

Ce qui demanda des milliers d’années à faire porter le masque social va servir à faire porter le vrai faux masque en l’espace de quelques semaines. Et cela est possible parce que le système du capital est un parfait dictat. Et il ne faut pas oublier que la respiration, indissociable du masque sanitaire, est une affaire de l’âme chez les grecs anciens. Méditons, le Pneuma (πνεύμα) est en grec ancien « respirer », liée à la psyché « esprit » ou « âme », comme dans l’expression « souffle de vie ».

Masquer, c’est dorénavant dresser un rempart physique et psychique.

Nos visages doivent montrer leur masque mortuaire ( le masque sanitaire de la mortalité covidienne) mais sans aucune particularité physique sauf des écrits exprimant notre désaccord ou, plus grave, des réclames publicitaires ou décorations, fruits de la récupération de la marchandisation du capital – cf Guy Debord dans La société du spectacle – et la boucle est bouclée, l’on déplace le problème en banalisant l’objet, il est un support et non plus une protection, il existe parmi nos objets habituels de la vie quotidienne; pis, il est dans le processus marchand : il est un achat du quotidien. Cela montre que le capitalisme est actif à travers la mythologie du masque “chébran” en poil de bouc ou en cachemire. Ne rigolez pas trop, c’est possible.

D’abord le masque, c’était la “crise sanitaire”, il n’était pas obligatoire et manquait. Par la suite, après le “confinement”, il est devenu obligatoire sauf que nous ne sommes plus en crise sanitaire depuis le 10 juillet 2020 , cf Réaction19 avec l’avocat maître Brusa : https://reaction19.fr/ et par conséquent sa légitimité n’est pas légale à en croire l’analyse suivante : https://reaction19.fr/actualites/declaration-qui-etablit-lillegalite-de-la-contravention-de-4eme-classe-qui-serait-imputee-en-cas-de-defaut-du-port-du-masque-dans-les-lieux-imposes/.

Qu’en est-il de l’école ? Et par extension de “l’enfant” ?

Tout d’abord, relevons cet excellent article : https://www.facebook.com/groups/660808007841117/permalink/694304474491470/?__xts__[0]=68.ARBFbNmEQEOaDkRSOZEYDdrg9KlGXZzhyrjA1EV00mn_5YzuTVDGIOjiFwmLQDIymZT-pLZuhvhmPl-KShFdjPwsShqC91SVvbtWRYi2RUJao0_2edE1rKP-uXAgCWctRDa-2xiT2uwhdcKou8vzr65Ld0qjuaoZuTZ4RuCdVT7YZGAJscgTA1PO6DNN6YdVLKxaT6JfHV9oV99WW3AUsXLqnKq-xr6V8fBTC0UrAxuMM04XShbUeTZ1_QSBy_UgsvKVcNqJk7_gSJUcFulZnmEl-uQCGOc5fbU6H1DzSKG5eV1gGMCn8KgiOyi2g39xsOl2utDDDb5S7oQNy7oi&__tn__=CH-R .

Quand la marchandisation pénètre encore plus le milieux scolaire, acheter pour 2000 € un outil de surveillance, ce n’est pas pour ne pas avoir un retour sur investissement. Il va sans dire que la première préoccupation est l’application de la sécurité sanitaire dans une obligation de logique marchande.

Le capital s’emploie et s’emploiera à intégrer tous les espaces non marchandisés.

Le premier dictat est la marchandisation et l’exploitation à des fins marchandes.
Nous sommes donc devant un mutisme logique de la part du système face aux préoccupations humaines, deux mondes s’affrontant plus que jamais, c’est l’apogée du monde marchand face au monde vivant et ses particularités. Tout est lissé, tout est calibré pour répondre aux demandes de la rentabilité, qu’elle soit économique, sociale et intellectuelle. Si tout est calibré, la vie en revanche nécessite une approche autre, elle nécessite de la compassion, sinon, que font les enfants dans une école si ce n’est pour apprendre ? À moins que la véritable intention est de produire des individus consommateurs et obéissants. Et ce monde-ci, celui de l’ultra libéralisme, et incapable de s’occuper du vivant, il s’en sert.
On entend par “enfant”, dans le cas de la Covid 19, sa capacité respiratoire. Voici un lien d’une université de Montréal : http://lavoixdelenfantetadolescent.a.l.f.unblog.fr/files/2013/08/systeme_respiratoire.pdf . C’est une formation gratuite qui explique de manière très explicite la capacité respiratoire de l’enfant suite à sa morphologie qui est différente de l’adulte. Les premières pages nous intéressent ici dans le cadre d’une explication détaillée de la respiration chez l’enfant. Une image valant mille discours :

Sont expliquées les différences morphologiques de croissance selon les âges mais les deux points à retenir sont : 1) le manque de muscles intercostaux jusqu’à 6 ans. Les muscles intercostaux permettent de respirer de manière plus efficace alors que jusqu’à six ans l’enfant respire avec les muscles abdominaux et 2) la détérioration respiratoire est plus importante que chez l’adulte jusqu’à l’âge de douze ans. Autre lien, la plongée chez l’enfant : https://aresub.pagesperso-orange.fr/medecinesubaquatique/medecineplongee/enfant/physiobonnat/physioenfant.htm Des restrictions sont nécessaires pour la sécurité en plongée sous-marine : le poumon chez l’enfant est une affaire sérieuse. Nous devons faire le lien avec le masque. Même si nous ne sommes pas dans un environnement comparable à l’eau, l’espace très restreint -le masque – pour respirer reste un problème à prouver car il serait criminel de considérer le masque comme un allié tant que la lumière n’est pas faite à ce sujet.

Tout compte fait, pour ou contre le masque, nous devons d’abord savoir et prouver l’efficacité du masque en fonction des particularités physiques.

En France, on doit porter le masque à partir de onze ans, mais la question de le porter dès l’âge de trois ans se pose dans certains pays :https://www.bfmtv.com/sante/des-3-6-ou-encore-11-ans-a-partir-de-quel-age-les-enfants-doivent-ils-porter-un-masque_AN-202008250141.html . L’apprentissage scolaire est aussi en difficulté car c’est un dommage collatéral du port du masque : absence de visage, d’expression, la promiscuité est proscrite; le “confinement” retardant le développement neuronal pour les plus petits dans le domaine de l’apprentissage de la lecture par exemple cause de sérieux problèmes de santé. Le ministère des solidarités et de la santé se prononce même sur le sujet :
 

Un autre lien nous montre des forces de l’ordre au sein d’un établissement scolaire afin de faire respecter le port du masque. S’agit-il vraiment d’un acte bienveillant sanitaire ? : https://www.facebook.com/Vecu.lemedia/?__tn__=kC-R&eid=ARCyk6r7n55fzJmE9KGiPhjqS9JCRLCSqQNmrzFuCoH7GFvGx67xMQDzlZGZfN0IeF30RAcpsore1hWv&hc_ref=ARTA_bq6sFi7GW_jPW0efBaAYbT-3xIovTRL_wnfo6irg188jGURabjmMUPkub7yvY4&fref=nf&__xts__[0]=68.ARBv29tEIodUyiuvarNEKbZsOP2Usqc2nDztEhyYINIELt4JYFZAuocJ3Od5roCiFh9xg-6a4NBC4UGuz4RKF_TLwEgfTmfjGwtZVLGI6xsp05iHuA3DxUVxfJ_jAA9aWEsL9xlQx-J0J0m8Fd8zfbgOpP3pt2noIuA4x5_T-yCK0cfM1LBVIepaQDj9Xf8__52RUc4VzIoUOsWXOMZpZG6ixHKX4sTFyfYYFSRmjFGezdQ_zxCDvVVgq4spu9InmqkuauCDCg1I4cEUoh7-YL6SHEAWocTs_NKWPQIVwd_kVoMTkqKXGxhWkWN12HPBa8RckVy3AZlLUJleAx87iU02daesO0D52M8 . Que l’éventuelle contamination des élèves serait prise en charge par l’éducation nationale : https://www.facebook.com/Vecu.lemedia/videos/1542493805921093/?__tn__=kC-R&eid=ARCyk6r7n55fzJmE9KGiPhjqS9JCRLCSqQNmrzFuCoH7GFvGx67xMQDzlZGZfN0IeF30RAcpsore1hWv&hc_ref=ARTA_bq6sFi7GW_jPW0efBaAYbT-3xIovTRL_wnfo6irg188jGURabjmMUPkub7yvY4&fref=nf&__xts__[0]=68.ARBv29tEIodUyiuvarNEKbZsOP2Usqc2nDztEhyYINIELt4JYFZAuocJ3Od5roCiFh9xg-6a4NBC4UGuz4RKF_TLwEgfTmfjGwtZVLGI6xsp05iHuA3DxUVxfJ_jAA9aWEsL9xlQx-J0J0m8Fd8zfbgOpP3pt2noIuA4x5_T-yCK0cfM1LBVIepaQDj9Xf8__52RUc4VzIoUOsWXOMZpZG6ixHKX4sTFyfYYFSRmjFGezdQ_zxCDvVVgq4spu9InmqkuauCDCg1I4cEUoh7-YL6SHEAWocTs_NKWPQIVwd_kVoMTkqKXGxhWkWN12HPBa8RckVy3AZlLUJleAx87iU02daesO0D52M8 .

Le port du masque ressemble fortement à une excuse. Si nous “parquons” les enfants malades, c’est qu’il existe des centres, et dans ces centres, que pouvons-nous y trouver ? Encore une question légitime.

Par conséquent, nous nous apercevons que l’école n’est pas pris en compte mais que c’est le port du masque qui prévaut. Tout est fait pour que la société fonctionne normalement sauf que rien ne fonctionne normalement puisque nous sommes au bout d’un système qui s’essouffle… dans un masque et nous faisons respirer la population qui plus est des enfants dans un bout de tissu.

Dans son dernier film qui sort fin septembre Un pays qui se tient sage, David Dufresne va dans ce sens, le “dialogue” social n’est plus possible car le consentement n’est plus possible. En cela, Barbara Stiegler dans Il faut s’adapter, montre le glissement qui s’opère vers le non consentement dans notre pays. Cela ressemble à une mise en abîme : notre masque est l’accomplissement de la fausse liberté, de la fausse fraternité et de la fausse égalité de la marchandisation. Le “camp de concentration” se répète non pas parce que le fascisme revient en force mais parce que le capital est le fascisme et que l’argent en est la raison et la cause. Dans le Timon d’Athènes de Shakespeare ressortent deux choses qui sont reprises dans la critique de l’argent faite par Marx dans Philosophie, L’ébauche d’une critique de l’économie politique, éd Folio Maximilien Rubel, p.191 : “1(L’argent) est la divinité manifestée, la transformation de toutes les qualités humaines et naturelles en leur contraire, l’universelle confusion et perversion des choses; il harmonise les incompatibilités; 2 Il est la prostitué universelle, l’universel entremetteur des hommes et des peuples.”

Masque, distance sociale, école détachée de toute magie, apprentissage en berne, problèmes neuronaux en rapport avec le numérique mais aussi avec les restrictions sanitaires chez les enfants, une économie pire que lors de la crise de 1929 qui n’est pas le résultat de la Covid 19; la lutte sociale commence par demander des comptes et des explications à l’instar de ce chef d’entreprise François Ducrocq : https://www.youtube.com/watch?v=n-PFX-uwlOw&t=149s .

Ainsi le masque va au-delà des problèmes qu’il cause, il est la conséquence d’un système malade et ne pas être adapté à ce système, c’est consentir à rester vivant.

Et si l’envie de vous gratter et de donner votre masque à quelqu’un afin d’en reprendre un autre parce que vous étouffez et que vous êtes toute la journée sujet au port du masque, alors vous vous reconnaitrez ici : https://www.facebook.com/Vecu.lemedia/videos/651563542433432/?q=v%C3%A9cu&epa=SEARCH_BOX

Julien Seuve.
 
 
Pour une compréhension de l’origine de la police et des motivations d’un État :
Pour un travail plus approfondi, bibliographie : https://jscanopee.wixsite.com/arbres/bibliographie

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